L’immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes – de Karine Lambert

L'immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes

Éditeur : Michel Lafon (2014)

L’histoire :

Cinq femmes d’âges et d’univers différents cohabitent dans un immeuble parisien.
Elles ne veulent plus entendre parler d’amour et ont inventé une autre manière de vivre.
L’arrivée d’une nouvelle locataire va bousculer leur équilibre.
Juliette est séduite par l’atmosphère chaleureuse de cette ruche, à un détail près : l’entrée est interdite aux hommes.
Va-t-elle faire vaciller les certitudes de ses voisines ou renoncer, elle aussi ?

L’avant lecture :

Ce bouquin me faisait très envie.
Je m’attendais à un livre plutôt léger et assez drôle.
L’arrivée de Juliette venant ébranler les convictions bien ancrées et chambouler tout ce petit monde me plaisait bien.

Au final :

Je suis ressortie de ce roman avec le sentiment d’avoir partagé un petit bout (plutôt triste) de la vie de ces femmes. Et de celle de Jean-Pierre, bien sûr !
Les personnages sont attachants et hauts en couleur.
Ce n’est malgré tout pas ce à quoi je m’attendais. 
J’ai ressenti tout au long de ma lecture une sorte de mélancolie, et ça m’a laissé un petit goût doux amer (trop d’empathie, je crois).
Heureusement, mon personnage préféré, une hystérique du yoga qui passe son temps la tête en bas et pense que le thé est le remède à tout, était là pour me faire rire 🙂
Juliette n’est pas mal non plus…

 J’ai aimé :

– La couverture
– Quelques passage que j’ai trouvé très beaux :

Pourquoi cette certitude alors qu’elle n’allait y rester que quelques mois ? Peut-être le banc, sur lequel un couple âgé lui paraissait avoir ses habitudes. La vieille dame, toute menue, marchait difficilement. Lui, plus solide, la soutenait par le coude. Juliette avait remarqué qu’il époussetait consciencieusement avec son mouchoir la place où elle allait s’asseoir. Ils restaient là, silencieux. Parfois il remettait en place une mèche des cheveux blancs de sa compagne avec une infinie délicatesse…

Il n’y a que sur scène qu’on peut danser tous les jours la même chorégraphie avec son partenaire sans tomber. Dans la vie c’est plus périlleux.

 

 – L’analyse que fait Juliette (enfin l’auteur) de l’amour et des rencontres sur Internet. C’est plutôt marrant, mais sûrement pas loin de la vérité, pour beaucoup de gens en tout cas.

On note au passage :

– Que l’auteur a pris le temps de soigner chacun de ses personnages, même pour ceux qu’on ne croisera qu’une ou deux fois, comme la famille Century

Est-ce que je recommanderais ce livre :

Bof bof.
Pour moi, c’est un livre à lire en automne, sous un plaid, quand tu n’as pas trop la forme. Dans ce cas-là, je pense qu’il peut agir comme un remonte-moral.
Moi, le moral, je l’avais plus en début de lecture qu’à la fin.
Toujours cette fameuse mélancolie, cette tristesse qui semble émaner des personnages, tous ces regrets, exprimés ou non.
Pour autant, c’est un bouquin qui se lit facilement et rapidement, qui provoque de belles images dans la tête.
j’ai eu bien envie d’aller faire un tour dans leur quartier, mais je crois qu’il me faudrait 2 ou 3 Juliette supplémentaires pour donner un peu plus d’optimisme à tout ça ! 🙂
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3 commentaires sur “L’immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes – de Karine Lambert

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