Les gens heureux lisent et boivent du café – d’Agnès Martin-Lugand

Les gens heureux lisent et boivent du café – d’Agnès Martin-Lugand

Les gens heureux lisent et boivent du café

Editeur : Michel Lafon (2013)

L’histoire :

« Ils étaient partis en chahutant. J’avais appris qu’ils faisaient encore les pitres dans la voiture. Je m’étais dit qu’ils étaient morts en riant. Je m’étais dit que j’aurais voulu être avec eux. »
Diane a brusquement perdu son mari et sa fille dans un accident de voiture.
Dès lors, tout se fige en elle, à l’exception de son cœur, qui continue de battre.
Obstinément. Douloureusement. Inutilement.
Égarée dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l’existence. Afin d’échapper à son entourage qui l’enjoint à reprendre pied, elle décide de s’exiler en Irlande, seule.
Mais, à fuir avec acharnement la vie, elle finit par vous rattraper…

L’avant lecture :

J’avais entendu parler de ce roman du fait de son parcours atypique. 
En effet, il a été auto-publié par l’auteur avant d’être repéré, puis édité par Michel Lafon.
Une adaptation ciné serait prévue… 
Avant lecture, je ne m’étais pas fait une idée particulière.
Comme il m’avait été recommandé, je partais plutôt confiante.

Au final :

J’ai adoré. J’ai plongé dans l’histoire et je l’ai lue d’une traite.
Est-ce que c’est bien de dire qu’on a lu un livre d’une traite ?
Si l’auteur l’apprenait, il en serait flatté ? Ou bien serait-il un peu dégoûté, comme moi quand je sue sang et eau pendant tout un après-midi pour préparer des petits gâteaux et qu’ils sont tous avalés en moins de trente minutes ? 🙂
Bref. 
Tout au long de ce livre, on accompagne Diane dans sa reconstruction, dans son après Colin et Clara, dans son apprentissage de sa vie de femme seule et autonome. 

J’ai aimé :

– Que ce ne soit pas larmoyant et déprimant. Je n’aime pas trop sortir d’une lecture avec l’envie de me pendre.
On partage les émotions de Diane, mais comme pour nous l’histoire débute un an après l’accident, on commence à la suivre quand elle décide d’aller de l’avant. 

Je n’ai pas aimé :

– La phrase qui décrit le chien comme une « poubelle vivante ». Mon cœur de Brigitte Bardot a fait un bond dans ma poitrine 🙂 Mais ouiiii je sais bien que c’est du second degré…
Avoir acheté un livre numérique et m’être retrouvée avec une version non corrigée. Oui oui.
Si j’avais acheté ce livre au moment où il était auto-publié, ça ne m’aurait pas dérangée outre mesure d’y trouver des fautes, même beaucoup.
Quand on écrit, on a tellement la tête dans son texte qu’on peut ne pas voir les fautes, je ne jette pas la pierre à l’auteur. 
Mais là, j’achète un livre publié par une (grande) maison d’édition. Je m’attends donc à avoir entre les mains un produit fini.
Eh bien non. 
Pour ne citer que cet exemple, on en est quand même au point où le personnage arrive à démarrer deux fois sa voiture en l’espace de quatre lignes. 
Voici la version numérique, dont je masque une partie du texte pour ne pas spoiler…

livre_num

 

Alors que dans la version papier, le passage a été changé :

livre_pap

Voilà, voilà. Je dois avouer que ça m’a pas mal déplu.
Le correcteur a-t-il été licencié au milieu de la relecture du bouquin ?
Ou alors on a gardé la version originale du texte sans la corriger pour l’epub ??
Ou bien peut-être une erreur de fichier au moment de l’upload ? 
Pas top en tout cas. 

 

Est-ce que je recommanderais ce livre :

Oui, beaucoup ! La version papier, par contre, cela va sans dire.
J’ai trouvé le livre vraiment bien, facile à lire, tout simple. 
Je n’attendais qu’une chose: terminer cet article pour passer à la lecture de la suite : « La vie est facile ne t’inquiète pas ».
C’est chose faite, j’y cours donc 🙂
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