Le livre des choses perdues – de John Connolly

Le livre des choses perdues – de John Connolly

Le livre des choses perdues de John Connolly

Éditeur : Editions 84 (2011)


Le livre des choses perdues – L’histoire :

L’Europe est sur le point de basculer dans la guerre. Le jeune David est trop petit pour comprendre la politique, mais il n’en ressent pas moins l’inquiétude qui, chaque jour, mine un peu plus les traits de son père. Le garçon se retrouve livré à lui-même, seul avec Rose, celle qui a remplacé sa mère défunte.
Mais un jour, la voix de cette dernière l’appelle, elle est là, toute proche, quelque part au fond du jardin, dans ce tronc creux qui, hier encore, n’était pas là…
Et voilà David aspiré dans un autre monde, peuplé de créatures tout droit sorties des contes qu’il lit à longueur de journée. Un lieu magique et violent où, au détour de chaque chemin, le guette un danger qu’il doit affronter s’il veut un jour rentrer chez lui.


L’avant lecture :

Le livre des choses perdues m’a été conseillé par ma maman. Elle m’a fait, comme seules les mères savent le faire, le petit coup de « pression/autorité », ce fameux moment où, en fait, tu comprends bien que tu n’as pas le choix : « Lis-le. Ne lis pas la 4e. Tu vas voir, tu vas aimer ! »
La mère a parlé, et la fille – presque – docile s’est exécutée. Trois mois plus tard, certes, mais j’ai tout de même fini par le lire !

 

Au final :

Effectivement, j’ai aimé !
Je vais répéter ce que j’ai dit sur Instagram, mais vraiment, ce livre m’a fait voyager. Ça peut paraître bête, dit comme ça, mais par moments, lorsque je suivais David, le personnage principal de ce roman, j’ai eu l’impression d’être le Bastien de L’histoire sans fin, enroulée dans mon plaid avec ma petite lampe, mon bouquin, et la B.O. de Coraline dans les oreilles.
Et le livre m’a transportée dans son univers de contes, de magie et de mystère.

 

Ce que j’ai aimé dans Le livre des choses perdues :

    • L’ambiance, l’univers, les descriptions…
    • Les touches d’humour, comme dans ce passage que j’aime beaucoup :

D’industrieuses araignées en profitaient pour y tisser leurs toiles. Plus d’une fois David, impatient d’explorer les recoins les plus obscurs de ses étagères, s’était retrouvé le visage et les cheveux couverts de fils de la Vierge. La responsable de la toile battait alors en retraite à toute vitesse et, tapie dans la pénombre, ourdissait d’un œil torve de sombres projets de vengeance arachnéenne.

    • Les histoires imbriquées dans l’histoire. Elles apportent un vrai plus, et sont parfois une version parfaitement barrée des contes que nous connaissons bien. Comme par exemple, sept nains – ou presque – révolutionnaires en pleine « Lutte finale », qui voient des oppresseurs partout. D’ailleurs, certains éléments de l’histoire de Blanche-Neige ont, comme qui dirait, un peu changé :

— Je croyais que c’était son affreuse marâtre qui l’avait empoisonnée ?
— Tu ne lis pas les journaux ? L’affreuse marâtre avait un alibi.
— On aurait dû vérifier d’abord, intervint le camarade no 5. Il semblerait qu’elle était occupée à empoisonner quelqu’un d’autre ce jour-là. Une chance sur un million que ça arrive… Pas de bol, vraiment.

 

Est-ce que je recommanderais ce livre :

Oui, beaucoup !
Je crois que, pour pouvoir apprécier pleinement ce roman, il faut aimer les contes.
Et si vous avez gardé, même enfouie profondément, une petite part de votre âme d’enfant, l’histoire n’en sera que plus magique 🙂
Une petite précision cependant : bien que ce livre parle des contes et Cie, il contient quelques passages assez violents et n’est PAS adapté aux enfants.

Lire un extrait (cliquez sur la couverture)

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