Le cas Malaussène I – de Daniel Pennac

Le cas Malaussène I - Daniel Pennac

Éditeur : Gallimard (2017)

L’histoire du « Cas Malaussène » :

« Ma plus jeune sœur Verdun est née toute hurlante dans La Fée Carabine, mon neveu C’Est Un Ange est né orphelin dans La petite marchande de prose, mon fils Monsieur Malaussène est né de deux mères dans le roman qui porte son nom, ma nièce Maracuja est née de deux pères dans Aux fruits de la passion. Les voici adultes dans un monde on ne peut plus explosif, où ça mitraille à tout va, où l’on kidnappe l’affairiste Georges Lapietà, où Police et Justice marchent la main dans la main sans perdre une occasion de se faire des croche-pieds, où la Reine Zabo, éditrice avisée, règne sur un cheptel d’écrivains addicts à la vérité vraie quand tout le monde ment à tout le monde. Tout le monde sauf moi, bien sûr. Moi, pour ne pas changer, je morfle. »

Benjamin Malaussène.


L’avant lecture :

Si vous me suivez un peu, notamment sur les réseaux sociaux, vous n’êtes pas sans savoir que Daniel Pennac est un de mes auteurs chéris.
Je vous ai tellement répété que « Au bonheur des ogres est le livre que j’ai le plus relu dans ma vie », et tellement rebattu les oreilles avec la fameuse « saga Malaussène » que non, vous ne pouvez pas l’ignorer.
Donc forcément, quand je suis tombée par hasard au supermarché sur un tout nouveau Malaussène, sorti le jour-même et dont j’ignorais parfaitement l’existence, je me suis mise à sautiller sur place comme une petite folle !
2-3 mamies ont certainement été renversées lors de ma ruée vers l’étagère mais bon, rassurez-vous, personne n’a été blessé ;
J’ai aperçu ensuite, d’un œil seulement et sans les lire bien sûr, les premières critiques, qui étaient plutôt mitigées.
Ça m’a fait un peu peur.
Mais celui qui me détournera d’un Pennac n’est, je crois, pas encore né.

 

Au final :

Je suis, comme dirait mon pote Pakal, mi-figue mi-raisin. 😐
Impossible d’être catégorique.
Je ne pourrais pas dire que je n’ai pas aimé : l’écriture n’a pas pris une ride, et je l’aime toujours autant.
Mais malgré cela, je suis restée sur ma faim.
J’ai trouvé que l’intrigue était longue à se mettre en place.
Et puis je pensais retrouver ma petite tribu, et en fait non. Elle est là, quelque part, loin derrière, en filigrane.
La nouvelle génération est vraiment au centre de l’histoire.
Benjamin est là, certes, mais il m’a paru tout gris, tout transparent. C’est tout juste si on ne voit pas au travers !
Par contre, le personnage de la juge Talvern est excellent !! 🙂

 

Ce que j’ai aimé dans « Le cas Malaussène » :

– l’écriture (oui je me répète, c’est l’âge) :

[Julie] demande en se coulant dans le chien de mon fusil : « Tu ne connais pas la meilleure ? »
*
Tout juste si la radio ne s’allume pas d’elle-même le lendemain, sous la pression de la meilleure.

« Vous vous en tapez, vous vous en tapez,.. Résister aux faits divers ne fait pas de vous un résistant, Malaussène ! »

Nous roulons dans la nuit bien tombée, à présent. Nos phares louchent dans la brume. Notre sixième sens est en alerte, celui qui guette l’intempestive traversée du gros gibier et suppute la note du garagiste

– le répertoire des personnages, que j’ai lu seulement à la fin (sauf en cas de trou de mémoire insurmontable, bien entendu)

 

Ce que je n’ai pas aimé :

Bon, je ne vous surprendrai pas beaucoup en vous disant que ce cher Julius a fini par passer l’arme à gauche. Depuis le temps, le pauvre toutou, c’est un peu normal. Et ça, ça m’a fait de la peine 🙁
Mon chien à moi sera éternel, c’est décidé. De toute façon, je ne lui laisse pas le choix. 

 

Est-ce que je recommanderais ce livre :

L’avouer m’arrache un peu la bouche, ou les touches, comme vous préférez, mais je crois que non, je ne vous conseille pas spécialement ce livre-là.
Je pense qu’on peut s’en tenir aux anciens, sauf si le fait de (justement) ne pas retrouver Jérémy, Clara, Thérèse, Julie, Le Petit, etc. ne vous gêne pas plus que ça.
Mais si vous y allez tout spécialement pour l’ambiance et les personnages d’autrefois, vous risquez une petite déception.
Par contre, s’il y a bien une suite et que l’intrigue est bonne, alors « Le cas Malaussène 1 » fera office d’intro, et je lui trouverai, du coup, un vrai intérêt.
Et comme de toute façon, je reste une inconditionnelle de DP, je lirai la suite, c’est sûr 🙂

Lire un extrait  (cliquez sur la couverture)

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