La fille de Brooklyn – de Guillaume Musso

Editeur : XO (2016)

L’histoire :

Je me souviens très bien de cet instant. Nous étions face à la mer.
L’horizon scintillait. C’est là qu’Anna m’a demandé :
« Si j’avais commis le pire, m’aimerais-tu malgré tout ? »
Vous auriez répondu quoi, vous ?
Anna était la femme de ma vie. Nous devions nous marier dans trois semaines. Bien sûr que je l’aimerais quoi qu’elle ait pu faire.
Du moins, c’est ce que je croyais, mais elle a fouillé dans son sac d’une main fébrile, et m’a tendu une photo.
– C’est moi qui ai fait ça.
Abasourdi, j’ai contemplé son secret et j’ai su que nos vies venaient de basculer pour toujours.
Sous le choc, je me suis levé et je suis parti sans un mot.
Lorsque je suis revenu, il était trop tard : Anna avait disparu.
Et depuis, je la cherche.

L’avant lecture :

A la base, Guillaume Musso et moi, on n’est pas forcément très potes.
Mon dernier souvenir en date : j’avais tenté de lire « La fille de papier » que j’avais finalement abandonné au bout de 180 et quelques pages. Euh, les jets de pierres sont interdits, hein !
Et puis on m’a conseillé « Central Park ». J’ai tenté, j’ai adoré, je l’ai refermé et acheté en trois exemplaires pour offrir autour de moi.
Vous l’aurez compris, celui-là, je vous le recommande chaudement.
Donc à la lecture de la 4ème de couverture de « La fille de Brooklyn », j’ai été plutôt emballée et séduite à l’idée de retrouver le même plaisir qu’avec « Central Park ».

Au final :

Je n’ai pas été déçue.
L’intrigue est bien ficelée, alambiquée comme on aime, pleine de rebondissements, et l’histoire nous tient jusqu’à la dernière page.
On veut connaître les secrets d’Anna…

J’ai aimé :

– Le passage qui se déroule dans Paris, du côté de Montparnasse – Edgard Quinet, quartier que j’affectionne tout particulièrement.
– Les citations au début de chaque chapitre.
– Que Raphaël nous parle de son métier d’écrivain. On a l’impression d’être mis dans un genre de confidence par l’auteur 🙂
– Les passages « je-suis-écrivain-mais-je-fais-aussi-GPS-voire-guide-touristique » :

Avenue du Général Leclerc, la circulation se fluidifia. Le taxi accéléra avec en ligne de mire le haut clocher de Saint-Pierre-de-Montrouge. Place d’Alésia, le véhicule s’engagea sur l’avenue du Maine.

(…)

Le vieux tout-terrain (…) se faufilait (…) dépassant les arbres du parc Montsouris, traversant le périphérique, longeant les graffitis de l’avenue Paul-Vaillant-Couturier, puis la façade en damier de l’hôtel Ibis, rue Barbès.

Avenue Aristide-Briand : l’ancienne nationale 20, large comme une autoroute avec ses deux fois quatre voies.

etc.

 

Je n’ai pas aimé :

– Pas grand chose, ou alors vraiment pour chipoter, j’aurais pu me passer du chapitre « Biopic ».
– Et comme pour « Avant toi », la narration à la première personne du singulier pour différents personnages dans la même histoire.

 

On note au passage :

– 2-3 petites fautes, tout de même.
– Qu’on ne retrouve qu’une ou deux fois le verbe « balancer ». Soulagement ! Parce que dans « Central Park », je ne pouvais (presque) plus compter le nombre de fois où il revenait ! Bon, j’avoue, j’ai compté (merci la liseuse !) : grosso modo 14 fois 🙂

Est-ce que je recommanderais ce livre :

Oui, tout à fait.
Il se lit facilement et assez vite, il est prenant, les personnages sont attachants (le petit Théo a l’air juste adorable).
Bref, un bon moment en perspective.
Une grosse pensée pour Lætitia, qui lit avec avidité tous les livres de Guillaume Musso 🙂
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